Sagrado Coração de Jesus

 A tradição apostólica do Coração de Cristo provém desde os primeiros séculos. Santo Agostinho (+430), Padre e Doutor da Igreja, um dia escreveu que São João, que deitou a cabeça sobre o peito de Cristo durante a última ceia, bebeu os “segredos sublimes das profundidades mais íntimas do Coração de Nosso Senhor”.

Na idade Média, São Thierry (+1148) ensinava que era importante “entrar plenamente no Coração de Jesus, no Santo dos Santos”. Enquanto Santa Clara de Assis (+1253) saudava muitas vezes ao dia o Sagrado Coração no Santíssimo Sacramento.

São Bernardo (m. 1153) disse que a penetração do lado de Cristo revelou sua bondade e a caridade de seu coração por nós. Acredita-se que o mais antigo hino conhecido ao Sagrado Coração, "Summi Regis Cor Aveto", tenha sido escrito pelo Beato Herbert Joseph Norbertine (d.1241) de Colônia, Alemanha. O hino começa: "Eu te saúdo o mais alto Coração real." 

Le renouveau de la vie religieuse et l'activité de Bernard de Clairvaux au xiie siècle, ainsi que l'enthousiasme des croisés revenant de Terre sainte, ont donné naissance à une dévotion à l'égard de la Passion de Jésus-Christ et notamment par des pratiques en l'honneur des « Plaies sacrées ». Bernard disait que la pénétration de la lance dans le côté du Christ révélait la charité de son cœur pour les hommes. L'hymne la plus ancienne connue exprimant le Sacré-Cœur, Summi regis cor aveto, a été écrite par le bienheureux Arnulf de Louvain (mort en 1250) de Cologne en Allemagne. Un cycle de sept cantates fut composé par Dietrich Buxtehude, Membra Jesu nostri, déplorant chacune une des plaies du Christ.


Entre le xiiie et le xvie siècle, la dévotion se répand sans s'établir officiellement. Elle est pratiquée par des particuliers et par différentes congrégations religieuses, comme les Franciscains, les Dominicains et les Chartreux. Chez les Franciscains, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus a ses figures majeures : Bonaventure, notamment par sa Vitis Mystica (Vigne mystique), Jean de Fermo et le tertiaire Jean Eudes.


xviie siècle

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Au xviie siècle, Jean Eudes (1601-1680) mit en place les éléments d'un culte dédié au Cœur Immaculé de la Vierge Marie, puis au Sacré-Cœur de Jésus, en les unissant ensemble à partir de 1634, approuvé par plusieurs évêques en 1672 et célébré au sein de sa Congrégation de Jésus et Marie[3].


L'Église catholique se trouva confortée dans l'instauration de ce culte à la suite des apparitions que Marguerite-Marie Alacoque (plus tard proclamée sainte) dit avoir reçues de Jésus à partir de 1673 à Paray-le-Monial : « Et il me fit voir qu’il fallait honorer (le Cœur de Dieu) sous la figure de ce Cœur de chair, dont il voulait que l’image soit exposée et portée sur soi et sur le cœur, pour y imprimer son amour et le remplir de tous les dons dont il était plein et pour y détruire tous les mouvements déréglés. Et que partout où cette sainte image serait exposée pour y être honorée, il répandrait ses grâces et bénédictions »[4]. Saint Claude La Colombière a aidé Marguerite-Marie Alacoque à répandre ce culte du Sacré-Cœur. L'image qu'elle propage, entouré de rayons d'or et de flammes de feu, comporte au centre le mot « caritas » c'est-à-dire charité (dans le sens catholique de "amour").


En 1689, Marguerite-Marie Alacoque affirme devoir délivrer quatre demandes particulières à l'intention du pouvoir temporel. Celles-ci auront des répercussions politiques et religieuses et ne seront pas toutes réalisées sous les régimes royaux, impériaux et républicains français. Deux d’entre elles restent à réaliser : la consécration personnelle et nationale au Sacré-Cœur de chaque nouveau chef de l’État en France, lors d’une messe publique, et l’apposition officielle du Sacré-Cœur sur le drapeau français.


xviiie siècle

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Sœur Anne-Madeleine Rémusat (1696-1730) fut une propagatrice de la dévotion au Sacré-Cœur. Pour arrêter la peste à Marseille, Mgr de Belsunce, sous l'inspiration de cette religieuse, plaça la ville de Marseille et son diocèse sous la protection du Sacré-Cœur, lors d'une messe célébrée le 1er novembre 1720[5].



Sacré-Cœur vendéen.


Drapeau orné de médailles pieuses que portait sur lui l'appelé Francis Frémond durant la Première Guerre mondiale[6].


Le Sacré-Cœur au centre du drapeau de Carillon proposé par Jules-Paul Tardivel en 1902[7].

Marie Leszczyńska, initiée à cette dévotion par la Visitation de Varsovie, obtient des évêques de France que la fête du Sacré-Cœur soit étendue à toute la France, ainsi que l'office, et propage ce culte à la cour et dans la famille royale[8]. Son fils, le dauphin, demanda un autel du Sacré-Cœur dans la chapelle du château de Versailles[9], ville d'une des premières confréries du Sacré-Cœur[10].


Guerre de Vendée

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En France, durant la guerre de Vendée, les membres de l'Armée catholique et royale de Vendée, opposée aux troupes républicaines envoyées par la Convention nationale, arborent régulièrement le Sacré-Cœur pour montrer leur foi, face à l'absence de références catholiques de la Première République[11].


xixe siècle

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Pie IX

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En 1856, le pape Pie IX étend la fête du Sacré-Cœur à Église catholique. Trois Encycliques confirment l'attachement de l'Église à cette dévotion : Annum Sacrum (Léon XIII - 1899), Miserentissimus Redemptor (Pie XI - 1928) et Haurietis Aquas (Pie XII - 1956). Le 19 août 1864, il béatifie Marguerite-Marie Alacoque, puis il bénit le projet d'édification de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre[12].


Consécrations au Sacré-Cœur

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Dans sa bulle pontificale Auctorem Fidei, le pape Pie VI loua la dévotion au Sacré-Cœur. Finalement, le pape Léon XIII consacra, par son Encyclique Annum Sacrum (le 25 mai 1899), chaque être humain au Sacré-Cœur. L'idée de cet acte, que Léon XIII surnomma le « grand acte » de son pontificat, lui avait été soumise par la bienheureuse Marie du Divin Cœur, comtesse Droste zu Vischering, une religieuse supérieure de la Congrégation du Bon Pasteur de Porto, en Portugal, qui prétendait l'avoir surnaturellement reçue du Christ lui-même. Depuis le milieu du xixe siècle, des groupes, des congrégations et même des États se sont consacrés au Sacré-Cœur.


La France a été consacrée le 29 juin 1873 par un groupe d'une cinquantaine de parlementaires lors d'un pèlerinage à Paray-le-Monial conduite par Gabriel de Belcastel. Le 8 octobre 1873, sur pétition remis au président Gabriel García Moreno, l'Équateur fut le premier pays du monde ainsi consacré[13], accomplissant enfin ce que Dieu avait demandé à Marie-Madeleine un peu moins de deux mille ans auparavant, selon la vulgate chrétienne[11].




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